Le 4 octobre à St Victor le 30ème Marché à la Ferme du Pays de l’Ay au Doux.
A raison de 2 marchés par an voilà bientôt quinze ans que Les fermiers et artisans de l’Ay au Doux se rassemblent chez les uns et chez les autres et accueillent des visiteurs maintenant bien rôdés aux marchés fermiers.
A l’époque ces marchés se présentaient comme une véritable innovation et les quelques producteurs qui s’y étaient lancés, s’ils l’espéraient, ne se doutaient pas d’un tel succès et d’un succès renouvelé dans la durée. Ce succès « populaire » fût immédiat et bon an mal an ne se dément pas.
Ces visiteurs ne se doutent pas du long et laborieux travail en amont : avant que naissent ces marchés : le nombre de réunions qu’il a fallu avant que naisse même la simple idée de marchés à la ferme.
Si aujourd’hui les Marchés à la Ferme du Pays de l’Ay au Doux sont un classique participant à l’animation et au développement du territoire , cette animation,ce développement sont eux-mêmes issus d’un long travail d’animation et de développement ;
Les rencontres, les échanges, les réunions souvent qualifiés de perte de temps sont pourtant un temps nécessaire à l’action et à l’émergence des projets.
On dit bien que la réflexion précède l’action et puis la suit : réflexion action formant un couple indissociables.
Ce qu’il y a de remarquable au sens d’intéressant à remarquer c’est que ce projet n’est pas seulement né d’un besoin économique d’agriculteurs désireux de vendre leur produits, mais d’un groupe de personnes attachés à leur pays et souhaitant participer à son développement.
C’est de cette envie de développer, d’améliorer les choses ensemble au pays que sont nés les marchés à la ferme ;
La morale de cette histoire est que nous devrions prendre plus de soin et regarder avec plus d’attention cette notion de développement local qui est en fait une notion très constructive et politique en donnant au mot politique son vrai sens : la recherche de l’intérêt général. Se réunir, réfléchir, débattre fait émerger du projet n’est pas du temps perdu mais le passage obligé pour créer ; c’est bien le sens de l’action du CLD et de ce blog : utiliser d’avantage et investir plus nombreux cet outil public de développement qu’est « Ardèche Verte » et son Conseil citoyen, réunir élus, techniciens, associations, entreprises, citoyens …autour d’une réflexion action concernant l’avenir du territoire et la meilleure manière de nous y organiser.


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