«Le Pays Ardèche Verte » : un outil politique majeur face à la crise ?

Crise Globale …… …. Solutions locales ?
Le 15 octobre dernier s’est tenu en mairie de Tournon sur Rhône une réunion du « Pays de l’Ardèche Verte » où s’est posée la question du rôle et de l’utilité de la structure « pays ».
Ardèche Verte pour qui ? Pour quoi faire ? Titrait le JTT la semaine dernière, certains élus ne cachant pas leur scepticisme et évoquant le millefeuille administratif qu’il faudra bien simplifier ; sous entendu « les pays » pourraient bien faire les frais de la réforme des collectivités locales.
C’est très mal poser le problème et très mal connaître cette entité « pays » ; c’est du moins la réduire à ce qu’elle est malheureusement encore beaucoup trop : un guichet coûteux, complexe et très mal connu d’attribution des aides publiques régionales. Et c’est ne pas comprendre tout l’intérêt et les précieuses possibilités qu’offre cette structure de « pays ».
« Le pays » est la seule structure politique officielle permettant aux citoyens et à leur représentants de travailler ensemble à la construction de leur avenir.
« Le pays »permet de mettre en cohérence les domaines d’activité, de mobiliser et fédérer les acteurs, de dépasser le système de la concurrence économique, de mettre de la solidarité et aussi de l’efficacité dans les actions collectives en les coordonnant et en les fédérant à l’échelon d’un territoire.
Le « pays » est une structure de démocratie participative d’élaboration du projet local s’attachant à répondre à la question de notre avenir commun: Localement : quel territoire pour demain ? Globalement : Quelle société voulons nous construire ?
Ces questions sont d’autant plus essentielles que nous vivons un contexte de plus en plus difficile : crise économique, chômage, crise agricole, incertitude sur l’avenir : dérèglement du climat, épuisement de ressources, des matières premières, du pétrole, pollutions généralisées, destruction de la faune et de la flore, perte de la bio diversité, accroissement de la pauvreté, des inégalités, crise morale ...
Le pays, loin d’être une structure administrative de plus se surajoutant au millefeuille peut devenir une clé pour construire ensemble un avenir local durable.
La méthode est très simple : mobiliser et fédérer le plus grand nombre d’acteurs locaux possible autour d’un sujet d’un questionnement concernant l’avenir du territoire ; par exemple comment développer et organiser l’agriculture locale , la production et la vente locale en circuits courts ? Comment s’organiser dans nos villages nos quartiers pour répondre aux besoins des populations du troisième âge ? …etc etc Chaque questionnement fait l’objet d’un diagnostic participatif et médiatisé : participatif parce qu’animé par des chargés de missions territoriaux qui aident les acteurs à s’auto saisir de ces préoccupations ; médiatisé par la presse locale, l’organisation de réunions publiques dans les communes villages et quartiers afin d’informer et faire participer les populations à la réflexion sur ces problèmes qui concernent tout le monde. Ces diagnostics de terrain peuvent faire l’objet d’enquêtes reportages vidéo qui serviront de support à des soirées dans les communes.
Cette méthode concrète fait voler en éclat le cloisonnement de notre système et peut nous faire rentrer de plein pied dans une autre approche de la société et nous amener à définir une stratégie , une vraie politique territoriale à mettre en œuvre . Sur fond de crise globale nous nous devons d’inventer localement autre chose et nous mobiliser. Mais « le pays » a ceci de particulier de ne pas être une structure administrative comme les autres et a besoin pour vivre de la volonté politique des acteurs locaux ; la balle est donc dans notre camp.
Ardèche Verte pour qui ? Pour quoi faire ? Titrait le JTT la semaine dernière, certains élus ne cachant pas leur scepticisme et évoquant le millefeuille administratif qu’il faudra bien simplifier ; sous entendu « les pays » pourraient bien faire les frais de la réforme des collectivités locales.
C’est très mal poser le problème et très mal connaître cette entité « pays » ; c’est du moins la réduire à ce qu’elle est malheureusement encore beaucoup trop : un guichet coûteux, complexe et très mal connu d’attribution des aides publiques régionales. Et c’est ne pas comprendre tout l’intérêt et les précieuses possibilités qu’offre cette structure de « pays ».
« Le pays » est la seule structure politique officielle permettant aux citoyens et à leur représentants de travailler ensemble à la construction de leur avenir.
« Le pays »permet de mettre en cohérence les domaines d’activité, de mobiliser et fédérer les acteurs, de dépasser le système de la concurrence économique, de mettre de la solidarité et aussi de l’efficacité dans les actions collectives en les coordonnant et en les fédérant à l’échelon d’un territoire.
Le « pays » est une structure de démocratie participative d’élaboration du projet local s’attachant à répondre à la question de notre avenir commun: Localement : quel territoire pour demain ? Globalement : Quelle société voulons nous construire ?
Ces questions sont d’autant plus essentielles que nous vivons un contexte de plus en plus difficile : crise économique, chômage, crise agricole, incertitude sur l’avenir : dérèglement du climat, épuisement de ressources, des matières premières, du pétrole, pollutions généralisées, destruction de la faune et de la flore, perte de la bio diversité, accroissement de la pauvreté, des inégalités, crise morale ...
Le pays, loin d’être une structure administrative de plus se surajoutant au millefeuille peut devenir une clé pour construire ensemble un avenir local durable.
La méthode est très simple : mobiliser et fédérer le plus grand nombre d’acteurs locaux possible autour d’un sujet d’un questionnement concernant l’avenir du territoire ; par exemple comment développer et organiser l’agriculture locale , la production et la vente locale en circuits courts ? Comment s’organiser dans nos villages nos quartiers pour répondre aux besoins des populations du troisième âge ? …etc etc Chaque questionnement fait l’objet d’un diagnostic participatif et médiatisé : participatif parce qu’animé par des chargés de missions territoriaux qui aident les acteurs à s’auto saisir de ces préoccupations ; médiatisé par la presse locale, l’organisation de réunions publiques dans les communes villages et quartiers afin d’informer et faire participer les populations à la réflexion sur ces problèmes qui concernent tout le monde. Ces diagnostics de terrain peuvent faire l’objet d’enquêtes reportages vidéo qui serviront de support à des soirées dans les communes.
Cette méthode concrète fait voler en éclat le cloisonnement de notre système et peut nous faire rentrer de plein pied dans une autre approche de la société et nous amener à définir une stratégie , une vraie politique territoriale à mettre en œuvre . Sur fond de crise globale nous nous devons d’inventer localement autre chose et nous mobiliser. Mais « le pays » a ceci de particulier de ne pas être une structure administrative comme les autres et a besoin pour vivre de la volonté politique des acteurs locaux ; la balle est donc dans notre camp.
Georges Di Girolamo Membre du Conseil Local de Développement du pays de l’Ardèche Verte.



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