Crise : Les solutions locales.
1 Les outils
Comment agir face à la crise ? Comment à notre niveau : élus locaux, associations, entreprises, simples citoyens… avoir quelque influence sur des enjeux aussi lourds que le dérèglement climatique ou la fin des ressources fossiles ? La mondialisation de l’économie qui délocalise les activités et crée du chômage ? Les pollutions, la disparition des espèces ? etc…
En quoi « le local » peut il constituer un élément important de solution ?
Suite à la projection du film Désordre Global Solutions Locales à Lemps le 26 mars dernier, cette question est restée en suspens et c’est sans doute le fait de ne pas pouvoir y répondre facilement qui empêche une mobilisation citoyenne et décourage l’action collective.
Un très grand nombre de personnes souhaitent agir concrètement mais ne perçoivent pas comment le faire …et quoi faire. La tentation est grande de vite refermer le couvercle d’une prise de conscience qui ne donne pas le goût et l’envie d’agir et reste très pessimiste.
La perception claire de solutions pouvant nous donner un espoir est un moteur indispensable à notre mobilisation…
Alors : comment agir ? En quoi « le local » peut il être une réponse et quelles peuvent donc être ces solutions locales ?
A bien y regarder ,le monde s’est profondément complexifié et fonctionne comme une machine : un système qui façonne notre avenir et sur lequel nous avons très peu de prise ; à ce fonctionnement se surajoutent les défauts inhérents à notre nature humaine : le goût immodéré du gain ,des richesses , du pouvoir … Ces défauts pesant de tout leur poids et favorisant ce fonctionnement systémique complexe que ni les citoyens que nous sommes ni leurs représentants ne parviennent plus maintenant à comprendre et maîtriser.
Nos sociétés de liberté au service du bonheur individuel se sont emballées dans une logique folle qui détruit cette liberté et ce bonheur eux-mêmes.
Le « local » présente cet intérêt immense d’une possible maîtrise et reprise en main directe, assumée par les acteurs locaux eux mêmes ; la tâche est immense ! Mais possible.
Dans de nombreux domaines, nous pouvons passer localement d’une économie subie et individuelle à une économie solidaire et collective construite autour d’un projet.
Certains outils existent dont il faut se saisir :
- Un outil politique en charge de réfléchir et d’agir pour un développement local durable : l’entité Pays Ardèche Verte qui comprend des élus locaux, des chargés de mission et un conseil citoyen : Le Conseil Local de Développement.
- Un outil économique : La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) permettant à tous les acteurs que nous sommes (élus locaux, collectivités associations, entreprises, particuliers etc ) de monter et porter des projets économiques d’intérêt général .
Ces outils, politique pour Ardèche Verte, économique pour la SCIC peuvent nous permettre de passer d’une situation où l’on subit à une situation où l’on construit ; et dans de nombreux domaines d’activité de développer localement des solutions concrètes.
2 Des actions concrètes
Habitat Energie

Comment agir face à la crise ? Comment à notre niveau : élus locaux, associations, entreprises, simples citoyens… avoir quelque influence sur des enjeux aussi lourds que le dérèglement climatique ou la fin des ressources fossiles ? La mondialisation de l’économie qui délocalise les activités et crée du chômage ? Les pollutions, la disparition des espèces ? etc…
En quoi « le local » peut il constituer un élément important de solution ?
Suite à la projection du film Désordre Global Solutions Locales à Lemps le 26 mars dernier, cette question est restée en suspens et c’est sans doute le fait de ne pas pouvoir y répondre facilement qui empêche une mobilisation citoyenne et décourage l’action collective.
Un très grand nombre de personnes souhaitent agir concrètement mais ne perçoivent pas comment le faire …et quoi faire. La tentation est grande de vite refermer le couvercle d’une prise de conscience qui ne donne pas le goût et l’envie d’agir et reste très pessimiste.
La perception claire de solutions pouvant nous donner un espoir est un moteur indispensable à notre mobilisation…
Alors : comment agir ? En quoi « le local » peut il être une réponse et quelles peuvent donc être ces solutions locales ?
A bien y regarder ,le monde s’est profondément complexifié et fonctionne comme une machine : un système qui façonne notre avenir et sur lequel nous avons très peu de prise ; à ce fonctionnement se surajoutent les défauts inhérents à notre nature humaine : le goût immodéré du gain ,des richesses , du pouvoir … Ces défauts pesant de tout leur poids et favorisant ce fonctionnement systémique complexe que ni les citoyens que nous sommes ni leurs représentants ne parviennent plus maintenant à comprendre et maîtriser.
Nos sociétés de liberté au service du bonheur individuel se sont emballées dans une logique folle qui détruit cette liberté et ce bonheur eux-mêmes.
Le « local » présente cet intérêt immense d’une possible maîtrise et reprise en main directe, assumée par les acteurs locaux eux mêmes ; la tâche est immense ! Mais possible.
Dans de nombreux domaines, nous pouvons passer localement d’une économie subie et individuelle à une économie solidaire et collective construite autour d’un projet.
Certains outils existent dont il faut se saisir :
- Un outil politique en charge de réfléchir et d’agir pour un développement local durable : l’entité Pays Ardèche Verte qui comprend des élus locaux, des chargés de mission et un conseil citoyen : Le Conseil Local de Développement.
- Un outil économique : La Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) permettant à tous les acteurs que nous sommes (élus locaux, collectivités associations, entreprises, particuliers etc ) de monter et porter des projets économiques d’intérêt général .
Ces outils, politique pour Ardèche Verte, économique pour la SCIC peuvent nous permettre de passer d’une situation où l’on subit à une situation où l’on construit ; et dans de nombreux domaines d’activité de développer localement des solutions concrètes.
2 Des actions concrètes
Habitat Energie

Créer une SCIC Ardèche Verte nous permettrait d’aborder le domaine de l’habitat et de l’énergie non plus d’une manière individuelle mais collective et qui plus est à l’échelon d’un territoire de projet ; cette perspective d’associer collectivités locales, entreprises, associations, citoyens etc… ouvre des champs d’horizon nouveaux pour développer une politique active en ces domaines et booster l’économie locale.
De nombreuses pistes de réflexion s’ouvrent à nous : la SCIC peut permettre :
- un groupement d’achat important et ainsi réduire les coût des offres dans ces secteurs (pour les entreprises et pour les particuliers)
- la réalisation d’études, de réflexions, à l’échelon du territoire, des quartiers et villages, afin d’inventer et déployer des solutions collectives innovantes ; ce en lien avec des écoles d’ingénieurs locales
- des investissements collectifs, notamment dans le solaire photovoltaïque qui en plus de son intérêt écologique présente un intérêt financier évident.
- des actions de communication et de formation
- la mise au point d’un concept innovant d’habitat passif Ardèche Verte élaboré à partir des matériaux locaux ; concept industriel/artisanal permettant le montage facile et économique d’une maison HQE .
- …
Voir par exemple la SCIC Poitou Charente Energie Renouvelable :
http://www.scic.coop/scripts/scic/publigen/content/templates/show.asp?P=546&L=FR&SYNC=Y
Agriculture
De nombreuses pistes de réflexion s’ouvrent à nous : la SCIC peut permettre :
- un groupement d’achat important et ainsi réduire les coût des offres dans ces secteurs (pour les entreprises et pour les particuliers)
- la réalisation d’études, de réflexions, à l’échelon du territoire, des quartiers et villages, afin d’inventer et déployer des solutions collectives innovantes ; ce en lien avec des écoles d’ingénieurs locales
- des investissements collectifs, notamment dans le solaire photovoltaïque qui en plus de son intérêt écologique présente un intérêt financier évident.
- des actions de communication et de formation
- la mise au point d’un concept innovant d’habitat passif Ardèche Verte élaboré à partir des matériaux locaux ; concept industriel/artisanal permettant le montage facile et économique d’une maison HQE .
- …
Voir par exemple la SCIC Poitou Charente Energie Renouvelable :
http://www.scic.coop/scripts/scic/publigen/content/templates/show.asp?P=546&L=FR&SYNC=Y
Agriculture

« Ardèche Verte Qualité Locale »
Une marque pour développer les circuits court: agriculture,mais aussi artisanat, habitat, énergie, services etc…
La création d’une marque Ardèche Verte destinée à développer et organiser l’offre et la demande locale, les circuits courts, permettrait
-en amont de conforter les acteurs existants, de renforcer et faciliter leur activité de production, de créer des ateliers de transformations des produits agricoles, d’installer des porteurs de projets, de développer des services …
-en aval de promouvoir et développer les circuits courts, la vente des produits locaux, d’en faciliter l’accès aux consommateurs : communication sur la marque et la démarche « Ardèche Verte Qualité locale », création de points de vente, ventes en lignes avec création de points de livraison etc… Là encore une SCIC Ardèche verte, peut gérer ce développement qui touche au commerce, à la production, aux services.
Ce regroupement territorial des acteurs locaux : collectivités, associations, entreprises, consommateurs, citoyens lambda…. peut ouvrir de nouveaux horizons économiques, stimuler et construire l’économie locale. Par exemple, si les cantines scolaires et restaurants collectifs du territoire s’engagent collectivement dans cette direction d’utiliser le produit local, cela créera un appel d’air important en terme de demande et suscitera un travail de fond pour organiser et développer fortement l’offre locale.
La SCIC peut organiser l’offre et la vente des produits locaux et stimuler la demande en relation avec les enjeux climat /énergie mais aussi permettre un développement quantitatif de la production locale : des problèmes récurrents comme la diminution du nombre d’agriculteurs et le foncier rare et cher empêchant les installations peuvent être abordés avec pragmatisme et dans un esprit innovant : la SCIC peut favoriser et négocier des contrats entre les agriculteurs et des « Entrepreneurs/Développeurs ruraux » qui seraient formés et viendraient en appoint des exploitations pour mettre en place gérer et développer des activités de diversification que l’agriculteur ne pourrait mettre en place seul . Ainsi le label Ardèche Verte Qualité locale pourrait s’enrichir d’œufs fermiers plein air, de légumes, ou de charcuterie haute qualité grâce aux entrepreneurs ruraux qui pourraient sur plusieurs fermes créer et gérer des micros productions.
Ces différentes actions devront bien sûr être croisées transversalement : il faut savoir qu’un bâtiment à destination de transformation ou/et vente de produits locaux peut se financer quasiment intégralement si le plan prévoit un toit solaire photovoltaïque important en intégration ! …
Recréer une économie locale, lutter contre le changement climatique, la fin des ressources, etc… cela est possible localement ; le plus difficile dans ce genre de projet étant d’amorcer la pompe du changement et de faire rentrer les acteurs locaux dans une dynamique nouvelle …
Un temps de maturation collective: des rencontres, des soirées de réflexion, reste indispensable.
Une marque pour développer les circuits court: agriculture,mais aussi artisanat, habitat, énergie, services etc…
La création d’une marque Ardèche Verte destinée à développer et organiser l’offre et la demande locale, les circuits courts, permettrait
-en amont de conforter les acteurs existants, de renforcer et faciliter leur activité de production, de créer des ateliers de transformations des produits agricoles, d’installer des porteurs de projets, de développer des services …
-en aval de promouvoir et développer les circuits courts, la vente des produits locaux, d’en faciliter l’accès aux consommateurs : communication sur la marque et la démarche « Ardèche Verte Qualité locale », création de points de vente, ventes en lignes avec création de points de livraison etc… Là encore une SCIC Ardèche verte, peut gérer ce développement qui touche au commerce, à la production, aux services.
Ce regroupement territorial des acteurs locaux : collectivités, associations, entreprises, consommateurs, citoyens lambda…. peut ouvrir de nouveaux horizons économiques, stimuler et construire l’économie locale. Par exemple, si les cantines scolaires et restaurants collectifs du territoire s’engagent collectivement dans cette direction d’utiliser le produit local, cela créera un appel d’air important en terme de demande et suscitera un travail de fond pour organiser et développer fortement l’offre locale.
La SCIC peut organiser l’offre et la vente des produits locaux et stimuler la demande en relation avec les enjeux climat /énergie mais aussi permettre un développement quantitatif de la production locale : des problèmes récurrents comme la diminution du nombre d’agriculteurs et le foncier rare et cher empêchant les installations peuvent être abordés avec pragmatisme et dans un esprit innovant : la SCIC peut favoriser et négocier des contrats entre les agriculteurs et des « Entrepreneurs/Développeurs ruraux » qui seraient formés et viendraient en appoint des exploitations pour mettre en place gérer et développer des activités de diversification que l’agriculteur ne pourrait mettre en place seul . Ainsi le label Ardèche Verte Qualité locale pourrait s’enrichir d’œufs fermiers plein air, de légumes, ou de charcuterie haute qualité grâce aux entrepreneurs ruraux qui pourraient sur plusieurs fermes créer et gérer des micros productions.
Ces différentes actions devront bien sûr être croisées transversalement : il faut savoir qu’un bâtiment à destination de transformation ou/et vente de produits locaux peut se financer quasiment intégralement si le plan prévoit un toit solaire photovoltaïque important en intégration ! …
Recréer une économie locale, lutter contre le changement climatique, la fin des ressources, etc… cela est possible localement ; le plus difficile dans ce genre de projet étant d’amorcer la pompe du changement et de faire rentrer les acteurs locaux dans une dynamique nouvelle …
Un temps de maturation collective: des rencontres, des soirées de réflexion, reste indispensable.



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